Résiliation du bail d’habitation et trafic de stupéfiants

Publié le :
17/7/2026

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La lutte contre le trafic de stupéfiants dans les immeubles d’habitation s’est renforcée avec l’entrée en vigueur de la loi n° 2025-532 du 13 juin 2025.

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Désormais, les bailleurs disposent d’un nouveau fondement juridique leur permettant de solliciter la résiliation du bail lorsque l’occupant d’un logement adopte des comportements liés au trafic de stupéfiants.

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La loi n°2025-532 a modifié l’article 7, b de la loi du 6 juillet 1989 qui prévoit désormais que le locataire doit s’abstenir « de tout comportement ou de toute activité qui, aux abords de ces locaux ou dans le même ensemble immobilier, porte atteinte aux équipements collectifs utilisés par les résidents, à la sécurité des personnes ou à leur liberté d'aller et venir ».

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La loi n°2025-532 permet au représentant de l’État (le préfet de département ) d’enjoindre le bailleur à mettre en œuvre une procédure de résiliation du bail locatif en cas de trafic de stupéfiants près du logement. A défaut de réponse, le préfet peut se substituer au bailleur.

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Ce dispositif vise aussi bien le parc locatif des logements sociaux(Article L442-4-3 du CCH) que le secteur privé (article 9-2 de laloi n° 89-462 du 6 juillet 1989).

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Ces dispositions sont largement appliquées par les tribunaux.

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Te  lest le cas notamment des décisions rendues par le tribunal judiciaire de Rennes le 5 mai 2026 (Tribunal Judiciaire de Rennes,Juge cx protection, 5 mai 2026, n° 26/00827), Rouen le 19 juin 2026 (Tribunal Judiciaire de Rouen, 19 juin 2026, n° 25/02170) et Saint‑Nazaire le 17 décembre 2025 (Tribunal Judiciaire de Saint-Nazaire, 17 décembre 2025, n° 25/02416), où des infractions en lien direct avec un trafic exercé depuis ou à proximité immédiate du logement ont justifié la résiliation et l’expulsion

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